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La Sonate des spectres

(Spöksonaten)

Un dimanche en ville. Il fait beau. Un pauvre étudiant rencontre près d’une fontaine une jolie laitière. Il a passé la nuit à soigner les rescapés d’un incendie. La laitière donne à boire au héros.

Ainsi commence la « sonate » de Strindberg : en trois mouvements secs et fulgurants, l’auteur dresse devant nous un cirque, funèbre et grotesque, de spectres, où l’on verra défiler un mort vaniteux, une dame en noir, un faux colonel, une maîtresse de maison reconvertie en momie, une fille un peu évaporée, et une cuisinière inutilement agressive.

La Sonate des spectres est la troisième des « pièces de chambre » écrites par Strindberg pour le Théâtre Intime, qui devait être inauguré le 26 novembre 1907. Strindberg s’est donné un programme : « Aller au fond, mais rester bref. »

Impregné par ses lectures philosophiques (le Timée et le Phédon de Platon, Schopenhauer) et sa découverte du bouddhisme, Strindberg est déterminé à dissiper les illusions que suscitent en nous nos désirs. À son traducteur allemand, il écrit : « Je vous expédie une deuxième pièce de chambre (opus 3) intitulée Un sonate de spectres. Cela vous donne des frissons, comme la vie quand les écailles vous tombent des yeux et que l’on voit la chose en soi. »

Un dimanche en ville. Il fait beau. Un pauvre étudiant rencontre près d’une fontaine une jolie laitière. Il a passé la nuit à soigner les rescapés d’un incendie. La laitière donne à boire au héros.

Ainsi commence la « sonate » de Strindberg : en trois mouvements secs et fulgurants, l’auteur dresse devant nous un cirque, funèbre et grotesque, de spectres, où l’on verra défiler un mort vaniteux, une dame en noir, un faux colonel, une maîtresse de maison reconvertie en momie, une fille un peu évaporée, et une cuisinière inutilement agressive.

La Sonate des spectres est la troisième des « pièces de chambre » écrites par Strindberg pour le Théâtre Intime, qui devait être inauguré le 26 novembre 1907. Strindberg s’est donné un programme : « Aller au fond, mais rester bref. »

Impregné par ses lectures philosophiques (le Timée et le Phédon de Platon, Schopenhauer) et sa découverte du bouddhisme, Strindberg est déterminé à dissiper les illusions que suscitent en nous nos désirs. À son traducteur allemand, il écrit : « Je vous expédie une deuxième pièce de chambre (opus 3) intitulée Un sonate de spectres. Cela vous donne des frissons, comme la vie quand les écailles vous tombent des yeux et que l’on voit la chose en soi. »

Traducteurs

  • Arthur Adamov
  • Carl-Gustaf Bjurström

Fiche technique

  • Publié en 1961
  • 58 pages
  • Prix : 13.50 €
  • Langue source : suédois
  • ISBN : 9782851810489

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