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Dernières pièces

La vie de William Butler Yeats (né à Sandymount près de Dublin et mort à Roquebrune-Cap-Martin) s’étend de la fin du XIXe siècle jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’issu d’une famille protestante, élevé dans la tradition anglo-irlandaise – représentant une minorité influente parmi la majorité des catholiques – il se sent étranger aux deux communautés : il ne peut partager la foi de l’une ou de l’autre. Les protestants n’ont à ses yeux qu’une chose en tête : réussir dans la vie.
Plein d’admiration pour des penseurs politiques du XVIIIe siècle descendant eux aussi de la tradition protestante comme Jonathan Swift ou Edmund Burke, Yeats sent que le renouveau nécessaire vient peut-être du côté du parle et des mythes celtiques d’Irlande. Et les mythes sont pour lui des métaphores de la vie secrète intérieure. Il est significatif que Yeats s’intéresse plus à la magie qu’à la science. A l’âge de dix-huit ans déjà, il fait partie d’un groupe dévoué aux puissances occultes – la Dublin Hermetic Society. Et quelques années plus tard, de retour à Londres, il devient membre d’une société théosophique dans la quelle il cherche sagesse et fraternité par le moyen du mysticisme.
Au vu de sa biographie, on comprend que l’œuvre de Yeats soit à des années-lumière de Brecht. Et en même temps, il est frappant de voir que les deux auteurs si opposés sont finalement à la recherche de la même chose : la compréhension et le changement du monde par la poésie dramatique. Mais le grand mérite de Yeats est d’avoir été à l’origine de l’épanouissement du théâtre irlandais et de l’Abbey Theatre de Dublin. Son approche artistique et dramaturgique rejoint d’abord celle des symbolistes français, comme Villiers de l’Isle-Adam. Plus tard, les influences du Nô japonais se font remarquer. Dans ses dernières pièces que ce volume réunit, le surnaturel continue de le hanter : celui des mythes grecs, de la mort mystérieuse d’Œdipe, du rite orgiastique de Dionysos qui côtoie le Miracle chrétien ou celui des rituels archaïques avec chants et masques.

Ce recueil est composé des textes suivants :

  • Œdipe Roi d'après Sophocle (Sophocles king Oedipus, traduction Jacqueline Genet)
  • Œdipe à Colone (Sophocles Oedipus at Colonus, traduction Jacqueline Genet)
  • La Résurrection (The Resurrection, traduction Jacqueline Genet)
  • Les Mots sur la vitre (Words upon the window-pane, traduction Jacqueline Genet)
  • Pleine Lune en Mars (A Full moon in March, traduction Jacqueline Genet)
  • Le Roi de la tour du Gros-Horloge (The King of the Great-clock-tower, traduction Jacqueline Genet)
  • L'Œuf de Héron (The Hernes egg, traduction Jacqueline Genet)
  • Le Purgatoire (Purgatory, traduction Jacqueline Genet)
  • La Mort de Cuchulain (The Death of Cuchulain, traduction Jacqueline Genet)

La vie de William Butler Yeats (né à Sandymount près de Dublin et mort à Roquebrune-Cap-Martin) s’étend de la fin du XIXe siècle jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’issu d’une famille protestante, élevé dans la tradition anglo-irlandaise – représentant une minorité influente parmi la majorité des catholiques – il se sent étranger aux deux communautés : il ne peut partager la foi de l’une ou de l’autre. Les protestants n’ont à ses yeux qu’une chose en tête : réussir dans la vie.
Plein d’admiration pour des penseurs politiques du XVIIIe siècle descendant eux aussi de la tradition protestante comme Jonathan Swift ou Edmund Burke, Yeats sent que le renouveau nécessaire vient peut-être du côté du parle et des mythes celtiques d’Irlande. Et les mythes sont pour lui des métaphores de la vie secrète intérieure. Il est significatif que Yeats s’intéresse plus à la magie qu’à la science. A l’âge de dix-huit ans déjà, il fait partie d’un groupe dévoué aux puissances occultes – la Dublin Hermetic Society. Et quelques années plus tard, de retour à Londres, il devient membre d’une société théosophique dans la quelle il cherche sagesse et fraternité par le moyen du mysticisme.
Au vu de sa biographie, on comprend que l’œuvre de Yeats soit à des années-lumière de Brecht. Et en même temps, il est frappant de voir que les deux auteurs si opposés sont finalement à la recherche de la même chose : la compréhension et le changement du monde par la poésie dramatique. Mais le grand mérite de Yeats est d’avoir été à l’origine de l’épanouissement du théâtre irlandais et de l’Abbey Theatre de Dublin. Son approche artistique et dramaturgique rejoint d’abord celle des symbolistes français, comme Villiers de l’Isle-Adam. Plus tard, les influences du Nô japonais se font remarquer. Dans ses dernières pièces que ce volume réunit, le surnaturel continue de le hanter : celui des mythes grecs, de la mort mystérieuse d’Œdipe, du rite orgiastique de Dionysos qui côtoie le Miracle chrétien ou celui des rituels archaïques avec chants et masques.

Ce recueil est composé des textes suivants :

  • Œdipe Roi d'après Sophocle (Sophocles king Oedipus, traduction Jacqueline Genet)
  • Œdipe à Colone (Sophocles Oedipus at Colonus, traduction Jacqueline Genet)
  • La Résurrection (The Resurrection, traduction Jacqueline Genet)
  • Les Mots sur la vitre (Words upon the window-pane, traduction Jacqueline Genet)
  • Pleine Lune en Mars (A Full moon in March, traduction Jacqueline Genet)
  • Le Roi de la tour du Gros-Horloge (The King of the Great-clock-tower, traduction Jacqueline Genet)
  • L'Œuf de Héron (The Hernes egg, traduction Jacqueline Genet)
  • Le Purgatoire (Purgatory, traduction Jacqueline Genet)
  • La Mort de Cuchulain (The Death of Cuchulain, traduction Jacqueline Genet)