Medealand

« Femme âgée de vingt-sept ans, d’origine étrangère. Est arrivée dans le service après avoir tué ses deux enfants. N’a ni adresse fixe ni emploi. Plus aucun contact avec ses parents. Est sous observation dans le service en attente du procès puis de l’expulsion vers son pays d’origine. »

Dans un décor d’hôpital peu hospitalier, Médée dort, allongée sur le sol dans la salle d’attente du néant, un espace conscient ou peut-être rêvé. Un royaume des morts stérile. En faisant de Médée un cas psychiatrique, Sara Stridsberg se révèle dans l’art du glissement du général au particulier, du mythe au cas clinique. « Une des raisons d’être de ma littérature est de faire naître le paradoxe. La littérature embrasse le monde entier et peut être un asile pour les indésirables et tous les marginaux du monde. » Ainsi sa pièce est une matière vivante et crispante, qui brûle la langue et le cerveau. « L’amour c’est le gaz carbonique du sang. L’amour c’est une punition. Dans le futur, personne n’aimera. L’amour sera supprimé. Une barbarie révolue, incompréhensible et antidémocratique. Tout le monde rira de nous, pauvres fous aimants. »

Née en 1972, Sara Stridsberg a travaillé sur les thèmes de la destruction et de l’aliénation dans la littérature, de Médée à Sarah Kane. Elle a reçu en 2007 le Grand Prix de littérature du Conseil nordique pour son deuxième roman La Faculté des rêves qui l’a révélée en France.

Medealand

« Femme âgée de vingt-sept ans, d’origine étrangère. Est arrivée dans le service après avoir tué ses deux enfants. N’a ni adresse fixe ni emploi. Plus aucun contact avec ses parents. Est sous observation dans le service en attente du procès puis de l’expulsion vers son pays d’origine. »

Dans un décor d’hôpital peu hospitalier, Médée dort, allongée sur le sol dans la salle d’attente du néant, un espace conscient ou peut-être rêvé. Un royaume des morts stérile. En faisant de Médée un cas psychiatrique, Sara Stridsberg se révèle dans l’art du glissement du général au particulier, du mythe au cas clinique. « Une des raisons d’être de ma littérature est de faire naître le paradoxe. La littérature embrasse le monde entier et peut être un asile pour les indésirables et tous les marginaux du monde. » Ainsi sa pièce est une matière vivante et crispante, qui brûle la langue et le cerveau. « L’amour c’est le gaz carbonique du sang. L’amour c’est une punition. Dans le futur, personne n’aimera. L’amour sera supprimé. Une barbarie révolue, incompréhensible et antidémocratique. Tout le monde rira de nous, pauvres fous aimants. »

Née en 1972, Sara Stridsberg a travaillé sur les thèmes de la destruction et de l’aliénation dans la littérature, de Médée à Sarah Kane. Elle a reçu en 2007 le Grand Prix de littérature du Conseil nordique pour son deuxième roman La Faculté des rêves qui l’a révélée en France.