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De la poésie naïve et sentimentale

Il faut s’imaginer : d’un côté un poète qui, dès le début de sa carrière, connaît un grand succès – également commercial –, qui est admiré et vénéré par toute une élite intellectuelle, et de l’autre côté un auteur, certes génial, mais révolté, aux prises avec le pouvoir, en quête permanente d’argent et à la santé fragile. Sur l’invitation de l’un (Goethe), l’autre (Schiller) se retrouve à Weimar, à la fin du XVIIe siècle, le centre de la vie culturelle allemande. Où Goethe joue un rôle des plus déterminants.

La tentation a dû être grande de comparer les deux esprits, leur style, leurs œuvres, et Schiller nous a laissé un traité classique sur la littérature, sur précisément deux sortes de littérature : l’une naïve et l’autre sentimentale. Qu’est-ce que cela veut dire ? Pour Schiller, le poète naïf est en harmonie avec la nature et le sentimental se définit en contradiction avec elle. À la recherche de l’unité perdue, celui-ci essaie de la rétablir sur un niveau supérieur. Il vit de la tension entre l’idéal et la réalité d’où il tire la forme de la satire, de l’élégie, de l’idylle. Toutes ces formes mesurent la réalité imparfaite à l’idéal. L’élégie pleure l’idéal perdu et l’idylle montre le chemin de l’Arcadie vers l’Élysée. Mais ce n’est que lorsque le réalisme se marie à l’idéalisme que les extrêmes (surtension et atonie, empirisme et fantasque) sont évités et la perfection atteinte.

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Il faut s’imaginer : d’un côté un poète qui, dès le début de sa carrière, connaît un grand succès – également commercial –, qui est admiré et vénéré par toute une élite intellectuelle, et de l’autre côté un auteur, certes génial, mais révolté, aux prises avec le pouvoir, en quête permanente d’argent et à la santé fragile. Sur l’invitation de l’un (Goethe), l’autre (Schiller) se retrouve à Weimar, à la fin du XVIIe siècle, le centre de la vie culturelle allemande. Où Goethe joue un rôle des plus déterminants.

La tentation a dû être grande de comparer les deux esprits, leur style, leurs œuvres, et Schiller nous a laissé un traité classique sur la littérature, sur précisément deux sortes de littérature : l’une naïve et l’autre sentimentale. Qu’est-ce que cela veut dire ? Pour Schiller, le poète naïf est en harmonie avec la nature et le sentimental se définit en contradiction avec elle. À la recherche de l’unité perdue, celui-ci essaie de la rétablir sur un niveau supérieur. Il vit de la tension entre l’idéal et la réalité d’où il tire la forme de la satire, de l’élégie, de l’idylle. Toutes ces formes mesurent la réalité imparfaite à l’idéal. L’élégie pleure l’idéal perdu et l’idylle montre le chemin de l’Arcadie vers l’Élysée. Mais ce n’est que lorsque le réalisme se marie à l’idéalisme que les extrêmes (surtension et atonie, empirisme et fantasque) sont évités et la perfection atteinte.

Traducteur

  • Sylvain Fort

Collection

Fiche technique

  • Publié en 2002
  • 128 pages
  • Prix : 15.00 €
  • Langue source : allemand
  • ISBN : 9782851815132

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