Cent jours, cent nuits

« Aller aux États-Unis a été plus facile que franchir la barrière de rösti. » Le ton est amusé, mais le regard dubitatif. Cent jours cent nuits se joue au Rwanda, plus précisément à Kigali, d’avril à juillet 1994. Le protagoniste David Hohl effectue sa première mission avec la Direction du développement et de la coopération.

Dans cette « Suisse de l’Afrique », avec ses vaches et ses collines, les idéaux de David se heurtent à un quotidien et un lieu de travail mornes. L’arrivée de la guerre – les rebelles tutsis gagnant progressivement du terrain sur le Gouvernement hutu – commence par exciter ce fonctionnaire. Mais bientôt arrive l’horreur : les cent jours du génocide des Tutsis.

Lukas Bärfuss a écrit ce roman pour combler une fente dans la conscience des coopérants. Cent jours cent nuits est une tentative pour comprendre comment un pays pacifique et ses coopérants peuvent dépenser des millions pour financer, même involontairement, un génocide. Car si le Gouvernement hutu a pu tuer autant et aussi vite, c’est grâce à l’aide au développement, spécialement à la Suisse, qui a investi plus et depuis plus longtemps que tous les autres pays dans le régime.

Un texte impitoyable, qui jette son réalisme en pleine face du lecteur à chaque fois que celui-ci croit pouvoir se reposer sur un certain romantisme africain. « Écrire ce livre a été un cauchemar de cinq ans. Quand je l’ai reçu, édité, ça a été comme la fin de la nuit. » Le voilà traduit en sept langues.

Cent jours, cent nuits

  • Traducteurs
    • Eberhard Spreng
    • Bernard Chartreux
  • Fiche technique
    • Publié en 2009
    • 224 pages
    • Prix : 19.00 €
    • Langue source : allemand
    • ISBN : 9782851817112

« Aller aux États-Unis a été plus facile que franchir la barrière de rösti. » Le ton est amusé, mais le regard dubitatif. Cent jours cent nuits se joue au Rwanda, plus précisément à Kigali, d’avril à juillet 1994. Le protagoniste David Hohl effectue sa première mission avec la Direction du développement et de la coopération.

Dans cette « Suisse de l’Afrique », avec ses vaches et ses collines, les idéaux de David se heurtent à un quotidien et un lieu de travail mornes. L’arrivée de la guerre – les rebelles tutsis gagnant progressivement du terrain sur le Gouvernement hutu – commence par exciter ce fonctionnaire. Mais bientôt arrive l’horreur : les cent jours du génocide des Tutsis.

Lukas Bärfuss a écrit ce roman pour combler une fente dans la conscience des coopérants. Cent jours cent nuits est une tentative pour comprendre comment un pays pacifique et ses coopérants peuvent dépenser des millions pour financer, même involontairement, un génocide. Car si le Gouvernement hutu a pu tuer autant et aussi vite, c’est grâce à l’aide au développement, spécialement à la Suisse, qui a investi plus et depuis plus longtemps que tous les autres pays dans le régime.

Un texte impitoyable, qui jette son réalisme en pleine face du lecteur à chaque fois que celui-ci croit pouvoir se reposer sur un certain romantisme africain. « Écrire ce livre a été un cauchemar de cinq ans. Quand je l’ai reçu, édité, ça a été comme la fin de la nuit. » Le voilà traduit en sept langues.