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L'Histoire des larmes

(De geschiedenis van de tranen)

L’Histoire des larmes est née de l’observation suivante : les trois quarts de notre corps consistent en eau. La pièce affronte à la lumière du théâtre ce que Fabre nomme les larmes du corps : pleurs, sueur, urine. Sur la scène, un chevalier, qui tient autant des chevaliers errants du Moyen Âge que de don Quichotte. Il attend l’avènement d’un âge nouveau. Un chien, incarnation animale de Diogène de Sinope, le philosophe cynique, cherche un homme et pisse où il ne faut pas. Un rocher, incarnation minérale de Niobé, la mère trop féconde punie par les dieux, pleure en latin.

Les anthropologues nous ont appris quel rôle symbolique fondamental ces sécrétions de notre corps jouent dans la construction de chaque culture. Le processus de civilisation et notre éducation nous ont appris à les cacher. Fabre, en arrachant ce voile jeté sur des éléments aussi essentiels de la culture, célèbre une fois encore les dieux cachés.

L'Histoire des larmes

(De geschiedenis van de tranen)

  • Traducteurs
    • Olivier Taymans
    • Florence Dupont
  • Fiche technique
    • Éditeur : L'Arche
    • Langue source : flamand
    • Nombre de rôles masculins : 2
    • Nombre de rôles féminins : 1

L’Histoire des larmes est née de l’observation suivante : les trois quarts de notre corps consistent en eau. La pièce affronte à la lumière du théâtre ce que Fabre nomme les larmes du corps : pleurs, sueur, urine. Sur la scène, un chevalier, qui tient autant des chevaliers errants du Moyen Âge que de don Quichotte. Il attend l’avènement d’un âge nouveau. Un chien, incarnation animale de Diogène de Sinope, le philosophe cynique, cherche un homme et pisse où il ne faut pas. Un rocher, incarnation minérale de Niobé, la mère trop féconde punie par les dieux, pleure en latin.

Les anthropologues nous ont appris quel rôle symbolique fondamental ces sécrétions de notre corps jouent dans la construction de chaque culture. Le processus de civilisation et notre éducation nous ont appris à les cacher. Fabre, en arrachant ce voile jeté sur des éléments aussi essentiels de la culture, célèbre une fois encore les dieux cachés.