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L'Enfant que j'ai connu

« Je ne savais pas qu’en France, on pouvait tuer des enfants blancs. » Telles sont les paroles prononcées par Nathalie Couderc lors d’une intervention télévisée à la sortie du tribunal, où on l’interrogeait sur son fils Cédric, mort du tir d’un policier lors d’une manifestation ; paroles qui entraînèrent nombre d’émeutes, menaces de mort et isolement dans un appartement de location. Alors Nathalie se livre à nous. Elle se remémore le choc de la nouvelle, le deuil, les journalistes opportunistes qui se ruent sur l’affaire, traitent son fils de black bloc et la taxent de bourgeoise révolutionnaire. Elle constate amèrement que la marche blanche contre les victimes de violences policières rassemble autant de mères noires. Elle prend conscience que les discours militants de Cédric, qu’elle jugeait autrefois d’un regard lointain, trouvent désormais en elle un écho persistant. Les principes que l’on s’est érigés durant toute une vie peuvent-ils seulement résister devant l’irruption d’une réalité jusque-là inconnue : celle de ceux qui ne partagent pas nos mêmes privilèges ?

« Je ne savais pas qu’en France, on pouvait tuer des enfants blancs. » Telles sont les paroles prononcées par Nathalie Couderc lors d’une intervention télévisée à la sortie du tribunal, où on l’interrogeait sur son fils Cédric, mort du tir d’un policier lors d’une manifestation ; paroles qui entraînèrent nombre d’émeutes, menaces de mort et isolement dans un appartement de location. Alors Nathalie se livre à nous. Elle se remémore le choc de la nouvelle, le deuil, les journalistes opportunistes qui se ruent sur l’affaire, traitent son fils de black bloc et la taxent de bourgeoise révolutionnaire. Elle constate amèrement que la marche blanche contre les victimes de violences policières rassemble autant de mères noires. Elle prend conscience que les discours militants de Cédric, qu’elle jugeait autrefois d’un regard lointain, trouvent désormais en elle un écho persistant. Les principes que l’on s’est érigés durant toute une vie peuvent-ils seulement résister devant l’irruption d’une réalité jusque-là inconnue : celle de ceux qui ne partagent pas nos mêmes privilèges ?