Plaidoyer en faveur des larmes d'Héraclite

L’Antiquité tardive inventa deux figures du philosophe : Démocrite riant toujours et Héraclite perpétuellement en pleurs. L’ermite d’Éphèse, misanthrope orgueilleux et hautain, vivait, dit-on, « d’herbes et de plantes sur les montagnes », méprisant les « masses » et les principes démocratiques. Dès le deuxième siècle avant notre ère, Héraclite est donc surnommé « l’homme qui pleure ». On l’oppose alors à Démocrite « l’homme qui rit ». Il est fort probable qu’aucun de ces deux Présocratiques ne se livrait quotidiennement à de tels exercices.

Au cours des siècles, de grands débats théologiques ou philosophiques se déroulèrent sur le rire et les pleurs. Et aujourd’hui encore, face au monde tel qu’il va, nous grimaçons.

Le débat est ici repris dans une fantaisie en sous-sol par des musiciens de métro, un philosophe émigré, un publicitaire au chômage et un prêcheur sorti de prison. Ils sont réunis dans ce lieu de passage où ils ont convié une jeune femme qui a perdu ses papiers. Elle va fêter ses trente ans, l’âge où on doit choisir sa posture : « Faut-il rire ou pleurer sur le monde ? »

Plaidoyer en faveur des larmes d'Héraclite

Auteur

  • Fiche technique
    • Publié en 2003
    • 96 pages
    • Prix : 10.00 €
    • Langue source : français
    • ISBN : 9782851815422

L’Antiquité tardive inventa deux figures du philosophe : Démocrite riant toujours et Héraclite perpétuellement en pleurs. L’ermite d’Éphèse, misanthrope orgueilleux et hautain, vivait, dit-on, « d’herbes et de plantes sur les montagnes », méprisant les « masses » et les principes démocratiques. Dès le deuxième siècle avant notre ère, Héraclite est donc surnommé « l’homme qui pleure ». On l’oppose alors à Démocrite « l’homme qui rit ». Il est fort probable qu’aucun de ces deux Présocratiques ne se livrait quotidiennement à de tels exercices.

Au cours des siècles, de grands débats théologiques ou philosophiques se déroulèrent sur le rire et les pleurs. Et aujourd’hui encore, face au monde tel qu’il va, nous grimaçons.

Le débat est ici repris dans une fantaisie en sous-sol par des musiciens de métro, un philosophe émigré, un publicitaire au chômage et un prêcheur sorti de prison. Ils sont réunis dans ce lieu de passage où ils ont convié une jeune femme qui a perdu ses papiers. Elle va fêter ses trente ans, l’âge où on doit choisir sa posture : « Faut-il rire ou pleurer sur le monde ? »